Chapitre1:: limites et crises [° générique de ma fiction °] Le train me berce.
Les paysages défilent laissant entrevoir la neige qui fond laissant les nouvelles pousse renaître.
Le ciel est plombé, il va surement pleuvoir et même il y avoir de l'orage.
Chouette! J'adore l'orage, ce ballet harmonieux d'éclairs, de bruits sourds, de lumières déchirant la voute céleste, éclairant mon visage quelques secondes.
Je me perd dans la contemplation de ce ciel magnifique.
La voix dans le train me tire de ma douce léthargie.
"Dillingen, 2 minutes d'arrêt!"Me voila enfin arrivé en Allemagne. .
Je prends mes sacs rapidement et descend sur le quai ou personne ne m'attends.
Logique.Je suis ici pour un stage en temps que traductrice et je loge chez ma grand mère maternelle.
Avant je faisait partie d'un groupe de rock mais maintenant je ne peut plus je voudrait donc essayer d' être traductrice plus tard.
* Par contre en ce moment je suis figée comme une nouille sur un quai désert a me faire la conversation a moi même.
-_-" Je prend rapidement le bus qui me mène en bordure de la ville, dans un lotissement de grande maison claires.
Je sonne au numéro 20.
Ma grand mère vient m'ouvrir et me prend dans ses bras en criant:
" ma Sophine! depuis le temps! Ah oui!
Ce serai pas mal que je me présente.
Je m'appelle Sophine, et non pas Sophie, Sophine.
Etrange hein!
Mais on ne choisit pas son prénom.
J'ai 17 ans, je suis en fac de langues depuis le début de l'année sur Paris.
J'ai les yeux noisettes dégradé vert en bordure.(jvous assure elle veut pas l'admettre mais c'est vrai)
Je ne suis ni petite, ni grande.
Disons...1 m70
Je ne suis pas non plus une bombe, pas non plus un thon.
Passons aux cheveux, cheveux que je hais au passage, bruns, bouclés en bas formant souvent de grosses anglaises que je me tue a dompter, long jusqu'au dessus de la poitrine.
Vila, vila. c'est moi,
Sophine.
Ma grand -mère me fait entrer et m' emmène dans ma chambre.
Le lendemain, je fait la connaissance des personnes travaillant avec moi au magasine de Rock dans lequel je fait mon stage.
Je traduisit plusieurs interviews ainsi que plusieurs article de presse.
Ma journée m'a éreintée, je suis rentrée chez ma grand-mère complètement morte.
Je tente d'ouvrir la porte et n'y arrive pas.
Et merde! Ma grand-mère a dut partir.
La poisse! Je sonne mais personne ne me réponds.
Je m'assoie sur le péron et attends.
Je me perd dans mes pensées lorsque qu'un bruit me fait sursauter.
Une tête brune vient d'apparaître derrière la palissade et me regarde derrière sa frange de ses yeux noisette.
La barrière est trop haute pour que je vois quoi que soit d'autre.
-Salut! T'attends la vieille? -euh oui... et la vieille c'est ma grand mère.
-ah scuse moi. Me répond t' il en sautant la barrière pour se retrouver de mon côté.
D'un mouvement d'oeil je le détaille et lui met a peu près 14 ans.
-moi c'est Fabian.
-enchantée. Sophine.
-je t'ai jamais vu ici. Tu viens d'où?
-De France, lui répondis-je lascivement.
Je vit enfin ma grand-mère arrivé a l'autre bout de la rue, a la vitesse d'un pingouin englué(wah la nouvelle expression XD), des paquets plein les bras.
Je salue rapidement Fabian et cours vers Ma grand-mère pour l'aider.
Semaine crevante.
Samedi.
Achevez moi! >.< Au programme grasse mat', la télé, l'ordi portable pour parler avec mes amies sur Msn.
L'après midi ma grand mère doit aller voir une amie malade elle me laisse donc seule.
En fin d'après midi, je m'étends sur la terrasse, m'offrant au nouveau soleil d' Avril.
Je finit pas saisir le sac près de moi et l'ouvre.
J'en sort l'objet le plus cher a mon coeur que je possède.
Ma guitare. Une Gibson électrique, noire au bordure blanche, blanche aussi au centre, le manche blanc gravé d' argenté.
Sur le bord du corps, y 'est gravé
'' Rock'' en gothique et en blanc.
Je la caresse, je la connaît par coeur.
Mes doigts glissent le long des cordes, les pincent.
Le son qui en sort me transporte, me fait frissonner, me fait oublier la réalité.
C'est comme une bulle, ou plus rien ne peut entrer, ou il n'y a que nous deux qui comptons.
Mes doigts, ma bouche plissé, ses cordes tendues, ses fines gravures.
Au bout d'un temps indéfini, une heure je crois.
Les dernières notes s'envolent emportant la magie avec elles.
Mais je sais que je la retrouverai dès que mes doigts rentreront de nouveau en contact avec cette merveille.
Je remarque alors un regard posé sur moi.
Je sursaute en reconnaissant Fabian.
-qu'est ce que tu fait là? Sa t'arrive de passer par la porte des fois? -_-"
-désolé, s'excuse t' il, mais je t'ai entendue joué et j'ai trouvé ça très beau. C'est toi qui la composer?
-oui, lui répondis-je, le feux aux joues.
-tu t'y connais bien en musique?
-je suis calé en guitare mais alors le reste...
-et tu chante? Enfin je veut dire t'a une chanson qui va avec ou pas? Mon ventre se serra brusquement.
Ma guitare trembla entre mes doigts.
Je baisse la tête et retiens un gémissement en me cachant derrière mes cheveux.
Qu'est ce que je lui réponds? Je ne sais pas quoi lui répondre, j'ai peur qu'il sache, je n'en ai vraiment aucune envie.
Après quelques secondes de réflexion intense, je prit ma décision.
Je sait parfaitement les risques que je prend mais je n'ai plus envie de mentir et j'ai envie de réesayer, de voir de quoi je suis capable..
Je lui fait un petit sourire en voyant son regard interrogateur et il se détend instantanément.
-oui j'ai une chanson qui va avec.
-Tu me la chante?
-Bien sur. Je reprend ma guitare et recommence a jouer.
La magie opère une nouvelle fois, mais cette fois la bulle qui se crée autour de nous deux inclus Fabian.
Sa présence ne me gène pas plus que ça même si c'est la première fois depuis longtemps que je joue devant quelqu'un depuis longtemps.
Je croyais que ça me gênerai et pourtant il s'intègre parfaitement, il ne fait aucun mouvement, m'écoute tout simplement.
Je prend une grande respiration.
Je connaît les risques par coeur.
Je commence a chanter le refrain.
''Des effets de noir et de blanc
Des effets d'ombres et de sangs.
Des couleurs au scintillement prunes
Des couleurs au reflets pures'' Je sent les premiers stigmates apparaître au fond de moi.
Je prend sur moi.
Même si je sais ce que ça me coûteras.
''Des gouttes, des larmes
Des sourires, du charme
Comme quelque chose d'explosif
Comme quelque chose de vif'' Sa me brûle atrocement.
Mais je ne le montre pas.
La musique atténue un peu la douleur.
''Des effets de noir et de blanc
Des effets d'ombres et de sangs.
Des couleurs au scintillement prunes
Des couleurs au reflets pures'' Je ne veut pas lui monter ce que je suis.
Les
limites de mon corps.
''Des interdits bravés
Des amours inavoués
C'est comme quelque chose de faux
Comme quelque chose de terriblement beau.'' Je veut lui monter que je suis forte.
Lui prouver.
Me le prouver.
''Des effets de noir et de blanc
Des effets d'ombres et de sangs.
Des couleurs au scintillement prunes
Des couleurs au reflets pures'' Encore un peu.
Je résiste encore un peu et c'est bon.
Encore un peu.
Dernier refrain.
Libération. ''Des effets de noir et de blanc
Des effets d'ombres et de sangs.
Des couleurs au scintillement prunes
Des couleurs au reflets pures.
C'est comme quelque chose de faux
Comme quelque chose de terriblement beau.'' Je reviens brutalement sur terre.
La douleur m'écrase, un voile noir danse devant mes yeux.
Je doit lutter encore un peu.
Encore ce goût acre, poisseux, méttalique.
Encore un peu.
Résister. -c'était magnifique! S'exclame Fabian.
-merci. Ma voix est rauque, il faut vraiment qu'il s'en aille.
J'entends crié son prénom depuis l'autre maison.
Une voix grave l'appel.
-désolé je doit y aller. A plus! Je lui fit un vague signe de main et le regarda s'éloigner.
Une fois qu'il eu disparut je relâcha la tension qui pesait sur moi et laissa la douleur m'envahir, et ce goût salé, acre, détestable.
Le sol se rapprocha rapidement de mon corps.
Ma guitare heurta violemment le sol en même temps que mon corps.
Elle émit un bruit mélodieux lorsque les cordes vibrèrent en même temps que ma gorge lâchait un râle rauque laissant couler un liquide pourpre hors de mon corps meurtrit.
Un nouveau voile noir.
Une vague de douleur immense.
Nouvelles limites.
Nouvelle crise.